Du pain et des jeux
" Quant aux outils de géolocalisation, ils nous permettront bientôt de nous déplacer dans l’espace sans en avoir la moindre compréhension. Si la téléportation, aujourd’hui banale dans les jeux vidéo, existe un jour dans le monde réel, elle sera perçue comme totalement naturelle, car nous avons déjà perdu la représentation des espaces intermédiaires entre le point dont nous partons et le point où nous arrivons ! "
Serge Tisseron ( psychiatre, né en 1948 )
Du pain et des jeux
Pour supporter toutes les misères
Du pain et des jeux
Toutes époques, des gladiateurs aux footballeurs
Du pain et des jeux
Football
Coupe du Monde du fric
Jeux olym...frics
Du plus pauvre
Du plus riche
S'identifier aux héros du jour
Sublimant sa triste vie de tous les jours
Son pays vainqueur, et l'on devient
L'impression d'être enfin quelqu'un
Le football
Une peste émotionnelle
Pour faire passer les vies pas belles
Mais, le sport professionnel
De la défaite
De la victoire
Tout y est, de toutes façons, instrumentalisé
D'un président
Toute victoire sportive augmentant sa côte de popularité !
Bref
Du pain ( un peu )
Et surtout des jeux
Pour que les populations se tiennent tranquilles
Que rien ne change, temps social immobile
Il faudrait
D'autres notions
La défaite ?
La défaite de quoi ?
Il faudrait
D'autres notions
La victoire ?
La victoire de quoi ?
Défaite de la victoire
Victoire de la défaite
Si tu gagnes
Tu es comme un dieu
Sauf peut-être, justement, au pieu
Si tu perds
Tu es à mettre au feu
Comme un étron de peu
Toujours dominer
Toujours gagner
Pour être une personne respectée
Pour être une personne admirée
Et toutes les femelles prêtes à succomber
Tout est donc faussé
Les dessous sont bien camouflés !
Du pain et des jeux
Pour tout pouvoir, rien de mieux
Il faut, avant tout, faire rêver
De temps à autre, une nation unifiée
Du sport professionnel, c'est la fonction
Tout est donc devenu de la compétition
Mais pas en sport seulement
Tous les domaines, évidemment
Poésie, littérature, mode, technologie, cinéma
Science, " La société du spectacle ", voilà
Sous le capital, être le meilleur
Sous la marchandise, être la meilleure
La parfaite image du bonheur
Toute bourgeoisie y est à l'heure
Et ainsi
Peuvent se régénérer toutes les horreurs
Du monde et ce à chaque heure
Comme le fait de manger de la viande
Qui jamais ne se demande
Un kilogramme de viande de boeuf
Même sans être végan, car l'on peut manger un oeuf
C'est donc seize kilogrammes de fourrage
C'est donc vingt mille litres d'eau, ô rage
Mais les substituts végétaux, cela peut aussi être du nocif
La production industrielle, cela n'est pas de l'inoffensif
Avec la massification du véganisme, du futur poncif !
Un jour
De la viande de synthèse
Cellules souches comme des prothèses
Pas forcément du manger mal
Prix à payer pour éviter toute souffrance animale
Il y a déjà le lait végétal
Pas de l'Arsène, mais lupin, presque du bocal
L'éthique du commerce
Le commerce de l'éthique
Cela dit
Pour se départir du ni ni
Trente tonnes des graines de lupin
C'est cent cinquante mille litres de lait, bien
Il faudrait une autogestion du biologique
Et donc aussi au niveau économique
Jusqu'à l'abolition de l'économique
Du naturel, plus rien de chimique
Mais, plus rien n'est naturel
Ou alors, c'est du naturel artificiel
La nature de la pollution
La pollution de la nature
C'est l'organisation même du capital
Toute la nature y est comme en cavale
C'est comme pour faire carnaval
Ou, quelquefois, benoîtement plus banal
Ainsi
Feu Napoléon III imposant la margarine
Beurre trop cher pour les soldats
De la simple avarice, voilà
Du pain et des jeux, depuis toujours, une identique bibine !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
La victoire ?
Insensibilité engrammée
Le tourisme envahit tout
Chambres d'hôtels minuscules en bord de mer
Grande cherté, plus que des restaurants, tout un monde d'affaires
Comme à Paris, l'immobilier
Plus c'est pollué et plus c'est cher
Surpeuplement, et zéro, pour la qualité de vie
Tout un monde à l'envers
Même le pognon, de tout, n'y fait plus fi
Donc, en bordure de mer
Bientôt, plus une boulangerie
Bientôt, plus aucune épicerie
Au tout hôtel
Au tout restaurant
Et à moins d'y habiter
Et à moins d'y être né
Le soleil et la mer, c'est cher
Ce partout, et c'est surtout l'été
Que tout un commerce fait des affaires
Les touristes sont des vaches à lait
Un internationalisme de fait
Un inter nationalisme d'effet
Et là, tout populisme se tait
Un portefeuille
Toujours bienvenu quand on l'effeuille
Comme une putain
Qui irait au plus plein
Le commerce est une putain
Putain, c'est le commerce
Il faut bien faire sa messe
Et les gens, pour se supporter
Doivent faire semblant de s'ignorer
Dans les lieux, surtout, où ils et elles sont concentrés
Du village préféré, tous l'étant, de l'endroit à visiter
Le monde du tourisme doit rapporter !
Il y a
Les touristes aux grosses voitures
Touristes, forcément plus respectés
Touristes, forcément plus admirés
Que les touristes aux petites voitures
Surtout
Par les larbins du capital
Faut bien se faire voir des maîtres, fatal
Voilà pourquoi
Feu ( 1916 - 1993 ) Léo Ferré, put être faussement apprécié
Sans jamais avoir été vraiment écouté
Sauf les chansons passe-partout
Pour gagner beaucoup de sous
Ainsi
De plusieurs châteaux, il détenait les titres de propriété
Et la beaufitude respecte la propriété
Mais, de toutes façons
Et cela n'est pas selon
Pour, de gauche ou de droite, les réactionnaires
Si vous êtes anarchiste
C'est facile lorsque l'on a de l'argent
Si vous êtes anarchiste
C'est facile lorsque l'on a pas d'argent
De sorte que l'on est toujours perdant
La réaction, c'est sale, c'est dégoûtant
Faut vraiment avoir le ciboulot dément
Pour sur les idées, mettre tout au compte de l'argent
La preuve, bien des pauvres, sont de droite
Et des riches, parfois, un peu moins de droite !
En réalité
Toutes les situations sont de conflictualité
Tout un système les entretient
Avec beaucoup de gens qui s'y croient bien
Pour s'enfanter, il en a le besoin
Au travail, au stade
En couple
Au bureau
Au labo
Depuis l'école et au lycée
De l'usine et de l'université
Il ne faudrait jamais, justifier
Par rapport au fric, des idées
Simplement, une façon de voir les choses
De tout discours logique, faire une pause
De tout cela
Des gens se nourrissent
C'est devenu comme un vice
De l'inconsciente pensée séparée, d'être complice
L'on entend leurs pneus qui crissent
Et toutes les horreurs capitalistes qui jouissent
Mais, tous les corps en périssent
Jeans, tee-shirts, toute la lingerie
Du chimique, au moins quinze cochonneries
Escarpins, bottes, bottines
Du chimique, au moins dix-sept cochonneries
Antiacariens et conservateurs
Des imperméabilisants et des stabilisateurs
Vingt pour cent de chrome VI dans les chaussures
Conservateurs cancérigènes, ô friture
Vingt pour cent des textiles, du goudron dérivé
Perturbateurs endocriniens et autres saletés !
Seule la marchandise fait rigodon
Elle y joue son violon
Pour nous damer le pion
Du monde capitaliste et de son extrême cruauté
Quand c'est disparaître ou s'adapter
Toute une hiérarchie de l'horreur
Et non l'horreur de la hiérarchie
Ainsi
Prenons l'exemple de l'Ethiopie
Via des usines chinoises, implantées au pays
Des ouvrières africaines sont en esclavage
Toute une exploitation salariale, qui, sur la santé, fait des ravages
Un salaire d'environ 22 euros par mois
Vingt fois moins qu'en Chine, ma foi
Pour qu'ainsi, les pauvres des pays riches
Se fringuent pour pas cher, le capital et ses niches
Car, l'on ne calcule jamais tout coût réel
De ce que l'on mange, de ce que l'on porte
Pour éviter toute honte, de la sorte
Quant tout est devenu coupant
Certes, cela était déjà, avant
Comme une lame de rasoir
Un suicide collectif, une torture collective, que partout l'on peut voir
Mais il y faut encore un peu de sensibilité
Or, tout ou presque est insensibilité
En fait foi, toute la violence télévisée
Ou alors, toute une sensiblerie de fausseté
Une insensibilité pour tout supporter
Pour tout accepter
Du capital et de son monde sans aucune aménité !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
Indicibilité d'indécidabilité
Zad partout, Zad partout, C'est la zad partout, Zad partout, Zad partout, C'est la zad partout, Zad de guerre des classes, Zad de zonards de classe, Zad partout, Zad partout, C'est la zad partout, Zad partout, Zad partout, C'est la zad partout, La zad partout, La zad partout, La zad partout, Tout, tout, tout "
Jacques P ( rebelle nantais )
Et au fond
Parler, écrire
C'est surtout, dauber, médire
Je règle mes comptes
Tu règles tes comptes
Il ou elle règle ses comptes
Vous réglez vos comptes
Nous réglons nos comptes
Ils ou elles règlent leurs comptes
Et pour ainsi, en solde de tous les comptes
Cela n'est pas de la procédure du conte
Moi qui ne suis pas transsexuel
Mais plus évidemment un transtextuel
Certes
Tout mot parle de travers
Certes
Toute écriture publiée ou non publiée
C'est vite du temps oublié
Tout ce que l'on ne peut pas mémoriser
Mais le corps a tout enregistré
Donc, du grand éphémère
Rien que pour confronter
4000 ans, c'est du verre, la durée
1000 ans, c'est d'une carte bancaire, la durée
450 ans, d'un sac en plastique, c'est la durée
Avant que cela ne soit complètement détérioré
Et pour les archéologues du futur
L'explication de tout un passé, même pas sûr
Un passé qui n'aura peut-être pas de futur !
Dans un présent semblant permanent
Avec de temps en temps quelques réajustements
Et pour camoufler tout cela
La technologie qui s'y prête admirablement, voilà
En France
Encore six millions d'ouvriers et d'ouvrières, cependant
Et aussi, paradoxe, sept milliards d'euros
En moins, pour les minima sociaux
Chut, faut pas le dire, c'est comme un gros mot
Et c'est un peu pareil
Dans tous les pays, quand s'obscurcit le soleil
Les derniers Îlots de résistance
Harcelés par la répression sociale et sa macabre danse
Une force de répression sociale
De mieux en mieux équipée
Une force de répression sociale
De mieux en mieux armée
Pour interdire ou contraindre, ipso facto
Toute contestation véritable
Toute manifestation véritable
Comme la ZAD de NDDL, près de Nantes
Ainsi, en avril 2018
L'opération des expulsions lâcha sa fiente
Avec toute sa logistique démente !
Onze mille grenades utilisées
8000 grenades lacrymogènes
Par les forces du capital, que du plaisir, peu de gêne
3000 grenades explosives
Pour une répression qui se voulait décisive
Soit, sur une unité de temps d'environ huit jours
1400 grenades tirées par jour
De quoi se décourager pour toujours
Après
L'on pourra toujours dire
Moi, de mon temps, grande gueule qui s'étire
Souvent, nous, les anciens, faut bien le dire
Mais, très vite, ne pas s'attarder
Sur toute la technologie militaire ne faisant que s'améliorer
Face à tout cet arsenal
Flics, gendarmes, CRS, militaires, et les administratifs
Avec toute une galerie de supplétifs
Des uniformes et des civils
Comme pendant une guerre sociale et civile
L'on y fait ce que l'on peut
Et là où on le peut
Rien d'inutile, rien de trop peu
Personne
Ne pouvant donner la moindre leçon
Et à personne, en aucune façon
Surtout pas le gauchisme prétendument libertaire
Avec le chef, la cour partisane, comme ailleurs, rien à faire
Tellement
Est maintenant polyvalente, la réaction
Tellement
Est maintenant pluridisciplinaire la répression !
En résumé
De chacune et de chacun, la vie privée
Est surtout, de tout, privé
Une vie privée de vie, une vie séquestrée
De toutes façons, de toute apparence, il faut se défier
Toute apparence est une menterie
Toute apparence est une fausse Jacquerie
Pour feu ( 1906 - 1967 ) Primo Carnera, il en fut ainsi
Boxeur, 1m97, environ 127 kg, faux mussolinien instrumentalisé
Par ses managers, largement spolié
Rumeur mensongère, car aucun combat truqué
Il fut donc injustement calomnié
Car son titre ( 1933 ) de champion du monde des poids lourds
Fut amplement mérité
Avec un combat tout à fait régulier
Boxeur déchu, puis lutteur, puis catcheur
Il fallait qu'il gagne sa vie
Cela ne fut pas un homme méchant
Pas aussi niais qu'on le dit, finalement
Un exemple de l'erreur répétée, pour la calomnie
Et tout est souvent rabâché
Comme un principe d'indécidabilité
Du célibat au couple, de la cellule familiale à la société
Des mêmes comportements sans cesse renouvelés
De la reproduction de la richesse et de la pauvreté
De la reproduction de la relation aliénée !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
Paraphysique de l'incommunicabilité customisée
" Je hais
Tu suis
Il somme
Nous avons têté
Vous serrez
Ils fument "
Philippe Geluck ( humoriste belge, né en 1954 )
Le bouquin de l'humour ( Jean-Louis Chiflet ) Ed : Robert Laffont
Le néo-parlé
Pour rétrécir le champ de la pensée
C'est aussi
Toute critique inachevée
Restreindre
Les limites de la pensée
Tout devant y participer
Le football spectacularisé n'étant pas le dernier
Même et surtout
Ce qui est censé
Tout ceci, le dénoncer
Tout est de la démence
Quand toute la syntaxe du capital est à déminer
Toute une cuisine
Toute une usine
Texture
Température
Nouvelles saveurs du faux
Quand
Tout est soumission partisane
Quand tout est discipline partisane
Le viol institué
De toute conscience individuelle
De la propagande marchande et de la publicité
Faux débats et faux duels !
Le monde sent mauvais
Qui idolâtre tous les méfaits
400 gènes environ pour l'olfaction
4 gènes pour la vision
Monde
De la décomposition psychologique
De la décomposition idéologique
De la décomposition économique
De la décomposition géopolitique
Et à ce propos
Certes, cela ne rime pas beau
Le temps de décomposition d'un corps humain
12 à 18 ans, plus ou moins
15 ans pour un temps moyen
Et un corps qui pourrit
Du gaz, rejets divers, des épidémies
Par les orifices, cela fuit
Ainsi
La mise en bière
Ainsi
Vite, au cimetière
Ou éparpiller les cendres en plein air
Car, sinon, qu'en faire ?
Maintenant
Tout mot avance à reculons
Maintenant
Tout mot a forniqué avec la contre-révolution !
Des milliards d'odeurs
Des milliards de saveurs
Mais le monde dit humain, ô malheur
Toujours de la même heure horreur
De la hiérarchie
De la compétition
De l'adoration ou de l'abhorration
Même mouvement en inversion
Sine die
Quand tout a déjà été dit
Comme une fausse saynète
De la multitude jouant des castagnettes
Je vous entends
Tant est bruyante la malveillance
Partout on la voit qui danse
Mais aussi, ouf, parfois, de la bienveillance
Encore lui
Avec toutes ses farfeluteries
Nonobstant
Si le monde se veut melliflu
Toute vraie relation y est pourtant considérée comme superflue
C'est le règne du m'as-tu-vu
Alors que tout nous chie dessus
Du propre qui est sale
Du sale qui est propre
Et dans le caniveau des grandes villes
Rien n'est vraiment vil
Des bactéries contre la pollution, en plein dans le mille !
Et il y a même encore des renards
Bois de Vincennes, près de Paris, la nuit, véritables zonards
Une centaine, encore peinards
Car, partout ailleurs, et ce chaque année
Ils sont massacrés par centaines de milliers
Mais toute réalité est bien cachée
La plupart des gens
Ne veulent pas de la réalité
Encore moins de toute vérité
Mais ils et elles veulent du mensonge étatisé ou privé
Car cela leur enlève ou atténue leur anxiété
Cosmotique, affiche truquée
Cosmose, théorie éradiquée
Dismose, au tout alambiqué
Osmose faussée
Corps vivant devenu corps séparé
Corps vécu dans une nature perdue
L'écologie corporelle
Noyée dans une écologie intellectuelle
Gens, société, nature, cosmos
Comme un vulgaire sac d'os
Alors qu'un seul pas, dans une forêt
Depuis peu, on le sait
Cinq cent kilomètres d'hyphes, c'est
Tout un réseau qui le sait
Mais l'impensé ne peut-être de ce monde
L'impensé est de l'outre-monde
Peut-être même à l'échelle de la seconde !
Car
Avoir six jambes ou quatre bras
N'est pas du théorème de l'impensé
Le plus, le moins, cela n'est pas de l'impensé
Avec toutes les variantes que cela implique, voilà
L'impensé
N'est pas exagéré, il est outré
Aucun engramme ne peut s'y fixer
Pas même la sexualité la plus débridée
Pas même l'asexualité la plus philosophée
L'impensé
N'est pas de notre Terre
L'impensé
Est quelque part dans le Multivers
Et ce en de customisés exemplaires
Le logiciel Deep blue, mémoire artificielle
1996, deux cent millions de coups à la seconde
Aux échecs, surclassant la mémoire naturelle
Après tout
Un grand maître international
Peut prévoir douze coups à l'avance, c'est déjà pas mal
Mais je ne suis pas cybernophile
Et pour en revenir à dame nature
Que nous détruisons au fur et à mesure
Que nous domestiquons, jour après jour, c'est sûr !
Ainsi
Dix de nos
Vingt médicaments les plus utilisés
Sont des champignons, des dérivés
De la nature, donc, des détournés
La science est situationniste, quand cela peut l'arranger
Les immunodépresseurs
Les statines
Les anticancéreux
Les antioxydants
Les immunostimulants
Et l'on dit merci, qui
Mais à l'évolution, pardi
Qui jamais ne pleure, qui jamais ne rit
Mais nous, genre humain, voulons tout customiser
Selon nos préjugés ou nos idées
Finalement
L'on suit toujours le courant
Parfois, comme en Mai 1968, mais pas assez puissant
Cela dit, et tout de même
Mai 68 à Lyon, et vive le désordre
Huit dominicains sur dix quittèrent les ordres
De l'apocope en cinémascope
Mais sauf vouloir blaguer
Du monde présent, l'activité la plus risquée
Presque 18 démineurs sont morts, comme suicidés
En Libye, de la tragédie, comme pour tout effacer
Car là, il ne peut y avoir aucun rescapé !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
Abrégé de la connerie
L'on devrait
Pouvoir mourir
Là où on le veut
Et quand on le veut
Sans aucune douleur
Sans aucune frayeur
Car il existe des produits
Mais là comme ailleurs
Partout, toujours la connerie
Et je suis ton con
Tu es mon con
Et je suis ta conne
Tu es ma conne
Certes, pas dans le sens du sexe féminin
Qui lui n'y peut rien
Et j'ai ma dose
De connerie
Et tu as ta dose
De connerie
Et il ou elle a sa dose
De connerie
Vous avez, nous avons, ils ont
Une dose de connerie
Bientôt en pharmacie
Bonjour, je voudrais une dose de connerie
Est-ce que je peux dire une connerie ?
Est-ce que tu peux dire une connerie ?
Justement, l'on nous en prie !
D'une façon l'autre
D'une diversité l'autre
Avec ou sans finesse
Pas besoin de montrer ses fesses
Et comme
Il y a de moins en moins
De femmes gentilles, d'hommes gentils
Cela n'est plus compensé par cet usufruit
Car l'on engramme de plus en plus de crétines et de crétins !
Mort aux connes, mort aux cons
Certes
Mais alors, plus aucun être dit humain sur la planète Terre
Qui tant de saloperies, finalement, laisse faire
Par ailleurs le genre humain est si inhumain
Et la couleur de la peau
Noire, blanche, marron, jaune, nuances infinies
N'empêche aucunement le contraire
De toutes les couleurs sont la connerie
De cela, le vrai racisme fait marche arrière
De même
La couleur de la peau
N'empêche aucunement la finesse de la pensée
Noire, blanche, jaune, marron
De toutes les couleurs est la finesse de la pensée
De toutes les couleurs est la connerie de la pensée
Tout dépendant de l'apprentissage et de la connaissance
Cela devrait être une banale évidence
Alors que déjà
Quarante pour cent de la planète
Transformée par les humains, c'est trop bête
Pour nos égoïstes besoins, ce qui nous arrange
Et tout ce que nous faisons
C'est TOUJOURS ce qui nous arrange
Il y a 70 ans
Il y avait encore, 400 000 lions et lionnes
De nos jours
Quelques dizaines de milliers, l'humanité déconne
De la savane africaine et ailleurs
Disparition des habitats à toute heure
Et personne ou presque ne pleure !
Limite K-T
Extinction des foraminifères
Il y a 66 millions d'années sur la planète Terre
Un astéroïde de 10 km de large
Rendant tout dinosaure barge
Des milliards de tonnes
Cent millions de bombes atomiques, tu m'étonnes
Grande trace fossilisée d'iridium
Hypothèse Alvarez en prémium
Vitesse de 80 000 km/heure
Cratère de Chicxulub en conservant la terreur
Soufre, quartz choqué, gaz toxique, soleil occulté
Cela pourrait bien sûr recommencer
Nos récifs coralliens plus que menacés
En pleine période de sixième extinction
Toutes les espèces à grande vitesse, de la disparition
Mais, de toutes les façons
Tout est apparition, tout est volatilisation
Tout est de la transformation
Carbonifère, il y a 300 millions d'années
35 pour cent d'oxygène
Et le règne des insectes géants
De nos jours à l'anthropocène
La géochimie maîtrise encore la scène
Plus que 21 pour cent d'oxygène
Et les insectes sont devenus petits !
Revenons à nos moutons
Donc
J'ai mon con, tu as ton con, il a son con
Vous avez vos cons, nous avons nos cons, ils ont leurs cons
Ou connes, j'ai ma , tu as ta , elle a sa, vous avez, nous avons, elles ont
Sans compter ceux et celles que nous prenons
Pour plus cons ou connes que nous ne le sommes
Pauvres cons, pauvres connes, en somme
Ah !
Être en tête d'une manifestation
Chevauchant MEGANEURA
Par les cosaques de l'anarchie, hourra
Moléculaire
Cellulaire
Immunitaire
L'on ne lutte pas contre l'aliénation
En s'aliénant soi-même avec les autres
Comme après 1968
Les étudiants staliniens maoïstes
Des établis en usine, de la mentalité ouvriériste
Les professionnels de la contestation
Les professionnels de la révolution
Sont toujours de futurs bureaucrates
Sont toujours de futurs technocrates
Sont toujours de futures figures spectacularisées
Devenant des bureaucrates
Devenant des technocrates
Devenant des personnages de télé
Sachant se rendre sympathiques
Avec derrière, toute une dialectique
En fait, pour innerver le capital
Rien, ne vaut les affaires familiales
Car, au niveau juridique
C'est normal
Image exacte de l'organisation du capital
Il y a aussi, la peste émotionnelle
Du football, pendant un temps spectacularisé
Période de l'année, géopolitique analysée
Pendant ce temps, toutes les saloperies
Ont comme un faux répit
Et peuvent, ont pu, peuvent remplir toutes les poubelles !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
La société au TOUT dégueulasse
Finalement
Le monde serait moins dégueulasse
Si, justement, nous nous étions davantage énervés
Contre toutes les injustices, contre toutes les inégalités
Mais il est de bon ton, de ne jamais s'énerver
L'on se demande à qui cela peut profiter
Tout pouvoir en place, facile à deviner
Mais c'est en amont
Que se trouve le véritable pont
Violence dès la naissance
Violence obstétricale
Trop peu de peau à peau
Bébé tout contre maman
Bébé tout contre papa
Cela est pourtant fondamental
Le nouveau-né, devant
De sa mère, s'imprégnant
Le nouveau-né, devant
De son père, s'imprégnant
Peau contre peau
Sinon, tout plus tard, sera moins rigolo
Avec tout personnel
Qui devrait être bienveillant
Avec tout un personnel
Qui devrait être caressant
Toute une haptonomie
Pour bien débuter dans la vie
Mais, hélas
Dès la naissance
Cela commence, le plus souvent, dans la souffrance
Cercle vicieux
D'un monde où tout est devenu monstrueux !
Et je suis un monstre
Parmi d'autres monstres
Mais, moi, je le sais
Quant l'autre, le plus souvent, le tait
Et c'est ainsi
Par exemple, pour la fin de vie
Mourir chez soi ou à l'hôpital
L'on ne fait jamais bien, c'est forcément mal
Et à défaut de bien
L'on essaye de faire le moins pire
Simplement que la souffrance n'empire
Mais hélas, comme ailleurs, impitoyable est l'univers de l'hôpital
Tout y est inhumain et brutal
Bref
Quoi que l'on fasse pour un être humain
Surtout pour la personne âgée
Cela ne peut pas être bien
Dans une société de totale inhumanité
De l'individu à la famille, de la famille à la société
Moi, de ma famille, j'étais, je suis, le grand méprisé
Sauf, de feu mon père et surtout de ma mère, présentement hospitalisée
La MORT dans l'âme, je n'ai pu l'éviter
Deux parents, avec qui j'avais, j'ai, de la complicité
Mais la réaction n'aime pas mes idées
Et
J'abhorre les bobos
Et
J'abhorre les fachos
Et
J'abhorre les bolchos
Et
J'abhorre les capitalos
Et vive les anarchos
Même si partout il y a des idiotes et des idiots
Et si l'espèce humaine était tarée ?
D'un apprentissage irrémissible dans son arriéré !
Le pire
TOUT le transpire
Rien que pour devoir survivre
Il faut trop souvent être dégueulasse
Dans une société au tout presque dégueulasse
Forcément
Voilà qui est absolument affligeant
Dans un monde
Au TOUT dégueulasse
Pile ou face
Mais c'est toujours face
Tout est fait
Pour rendre toute personne malade
Or, la maladie est une tragédie
Avec surtout la douleur qui va avec, aussi
Si nous nous étions
Justement, davantage énervés
Femmes, hommes, enfants
Contre toutes les injustices et toutes les inégalités
Et donc
Si nous nous étions
Davantage insurgés
Femmes, hommes, enfants
Contre toutes les injustices et les inégalités
Le monde serait différent
Le monde serait plus avenant !
Dans cette acception
Vive les énervés
Vive les insurgés
Femmes, hommes, enfants, du monde entier
N'en déplaise à la réaction
Bobos, fachos, bolchos, capitalos
Et même parfois, quelques anarchos
Nous donnant des leçons, les salaudes, les salauds !
Ne pas s'énerver
C'est avec l'inhumanité
De la saloperie, de la complicité
Comme les dessous du libéralisme
En version vaseline
Plus souvent qu'en version latine
Que les bénéfices, il les privatise
Que les déficits, il les nationalise
Comme les USA qui ont dépensé
2800 milliards de dollars
Pour contre le terrorisme, lutter
Entre 2002 et 2017, de cette mascarade, il y en a marre
Mais les agressions terroristes durant les guerres
Ou à l'intérieur des USA, il faut le faire
Ont fait moins de personnes tuées parmi la population américaine
Que les overdoses diverses de toutes les diverses misères
Bien pauvre est toute vie sur la planète Terre
Certes
Ma textualité est dégingandée
Pour autrui, des gueulantes invisibilisées
Peu de débit d'absorption de spécificité !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
De GLI-F4 au E579, E585
Vrai, cela est banal
Mais la plupart des gens
Se regardent mal
Surtout
Si l'on a l'allure marginale
L'envie de regarder ces gens
Et de leur dire
Et à défaut de pouvoir leur écrire
Moi aussi
Je ne vous aime pas
Car vous aussi
Vous ne m'aimez pas
En fait, les gens ne peuvent plus se voir en peinture
Pour l'avenir, un très mauvais augure
Ou
C'est une indifférence polie
Certes, les gens ont tant de soucis
Ou
Politesse pour seulement du profit
Pas étonnant
Même si cela ne semble pas reliant
Mais rien dans rien, tout dans tout, finalement
Si feu le Centre universitaire de Vincennes
Ne tint pas si longtemps la scène
Décembre 1976
32000 étudiantes et étudiants
La logistique se faisait du mauvais sang
Et fin août 1980, tout fut fini
Fin août 1980, tout fut détruit
Surtout, sous le prétexte de trafic de drogue
La réaction en fit sa drogue
Certes
D'après feu ( 1931 - 1994 ) Guy Debord
De cette inhabituelle université
Ne sortit jamais vraiment une seule idée
Qui put tout faire péter
Car, il s'agissait avant tout, de s'insérer
Dans une société faussement critiquée !
Mais, l'Europe en généralité
Ne peut avoir de grande fierté
Pendant longtemps, ainsi
La Suisse, si apparemment, tranquille, et oui
Dont les enfants
Quand les parents n'étaient pas en conformité
C'est-à-dire en marginalité
Simplement
Ne pas suivre le troupeau
De cela, faire le gros dos
Des enfants enlevés à leurs parents
Puis placés dans des centres de redressement
Avec des religieuses, les brimant
Avec des religieuses, les torturant
Et toutes les filles mères
Qui furent des internées administratives
La réaction empruntant toutes les rives
Et tous les supposés mauvais parents
Goûtant de la cravache et des mauvais traitements
De l'hôpital psychiatrique, abusivement
Des femmes stérilisées sans leur consentement
Tortures physiques et morales, terrifiant !
Et pour qui voulait obtenir la nationalité suisse
Il y avait le contrôle des faiseurs de suisses
Maintenant
C'est l'Europe des nations et des libertés
Un fascisme européen institué
Wilders, Salvini, Marine Le Pen
Et tant d'autres, moins à la peine
Oui, le fascisme c'est la gangrène
On l'élimine ou on en crève
Et au niveau
Des vies brisées
Des destins volés
Toutes idiotes, tous idiots
Pas étonnant
Si les polices du monde entier
Ont comme un permis de mutiler ou de tuer
Sans avoir le moins du monde à se justifier
En France
C'est comme une évidence
Voir l'étudiant zadiste sympathisant
Maxime Peugeot, qui en fit les frais
Une main arrachée, une main amputée
Grenade GLI-F4, grenade sonore et lacrymogène
Tout un souffle de gégène
Sur, par exemple, Notre-Dame-des-Landes
Où aucune répression ne glande
Grenade contenant 25 grammes de TNT
De la fascisation française, pour toute contestation vraie, la broyer !
Déjà à Bure, le 15 août 2017
Robin, eut, lui, le pied gauche, pulvérisé
Broches, prothèses, du ciment
Encore une grenade GLI-F4
Il s'agit de punir la manifestante ou le manifestant
Mezza vocce le condamnant
Plus l'opinion, ce qu'il en reste, que le gouvernement
Ce ne sont pas là, billevesées
De tout un monde d'incurabilité
Et puis, l'Europe
Pour la Chine et les USA
Une colonie numérique
Une colonie technologique
Tout au top
Mais, même unité de temps, le nouveau-né
Dès le ventre de la mère est pesticidé
Des matières fécales pour le prouver
De faire des gosses, il faudrait arrêter
Toute mère polluée et le bébé aussi pollué
Je voudrais du E579
Gluconate ferreux
Je voudrais du E585
Du lactate ferreux
Pardon, des olives noires
Et de ce fait, plus aucun antioxydant
Dissous par ces additifs, c'est consternant
Et c'est au TOUT, en généralisant
Quand TOUT est E ou autre, ou presque, heu
Alors heureuses, heureux
Pas belle la vie ?
Poubelle la vie !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
Orthodromie succincte
E.M Cioran ( Cahiers, 1957 - 1972 ) Ed : Gallimard
Au moins
Mamoudou Gassama, un malien
Qui grimpa quatre étages, ô témérité
Pour un enfant, qui dans le vide, allait chuter
Et qui réussit à le sauver
D'ailleurs, un sacré athlète
Sa bonté, sur un coup de tête
Donc
En principe, ce migrant
Lui, peut-être, trouvera un digne logement
Ce qui devrait être le cas
Pour toute migrante et tout migrant, mais rien de cela
La plupart des gens
Avec une xénophobie de conditionnement
Et ils ont donc le besoin d'un cas comme cela
Ce qui en dit long, oh là là, comme dirait Tara
Pour prendre un peu
Mais l'automatisme conceptuel reviendra sous peu
La conscience du phénomène humain
De toutes choses, cela devrait être le UN
Toute femme en valant une autre
Tout homme en valant un autre
Mais le capital entrave toute expression d'humanité
Mais le capital entrave toute expression de solidarité !
Et l'humanité empêchée
Anesthésiée par diverses autorités
La compétition
La comparaison
La hiérarchie
La jalousie
La rivalité
La domination
La fragmentation
La pensée de la séparation
L'humanité ne peut jamais vraiment s'exprimer
Car elle a des fers aux pieds
Ce qui est justement bien dissimulé
C'est qu'en Mai 68
Se parler, l'on a enfin osé
Surtout pour la sexualité
Qui dans un placard était enfermée
Mais en ce domaine
De bien des gens à la peine
C'est surtout le milieu étudiant
Qui put en profiter un peu, forcément
Couilles en rut
Néanmoins, sans vouloir marquer des buts
Des corps à découvrir
Dans le respect et sans aucunement médire
Tout est d'ailleurs toujours d'actualité
Car tout a totalement régressé
Malgré ou à cause de la pornographie
Car, c'est bien la misère sexuelle qu'elle authentifie !
Pas besoin, même
De la pensée orthométrique
Survolant à vol d'oiseau, l'univers économique
De tout un renoncement académique
Certes
Des gens croient y trouver leur intérêt
Dominants et dominantes, des niais et des niaises
Sur une courte unité de temps
Toute rationalité, de ce fait, sacrifiant
Avec la nuisance de tout produit marchand
Ainsi
Des climatiseurs
Qui pour refroidir leurs utilisatrices et leurs utilisateurs
Réchauffent implacablement le climat
Et, c'est effroyable, car il y a
Six cent millions de climatiseurs dans le monde
Et il y en aura, à moins d'une fronde
Dix fois plus, dans quelques décennies
Et la surpopulation chinoise s'y met aussi
Ainsi, au niveau des armées
Mais là, la Chine peut nous en remontrer
France
520 euros par an et par personne
Chine
80 euros par an et par personne !
Mais nous ne nous souvenons de rien
Comme par exemple du Dévonien
420 millions d'années, c'est trop trop loin
Quand des champignons Prototaxites
En fait, un mélange amalgamiste
Mais nous ne souvenons de rien
Pas plus de ces champignons
Si j'ose la comparaison, que de nos anciennes manifestations
Aucun souvenir, de la fin du Crétacé
La planète Terre devenue du compost pour les champignons
D'une époque géologique
D'une époque politique
TOUT, très vite oublié
Nonobstant
Notre vraie matrice surgit du champignon
On le respire partout, ô l'immense ramification
Mais de toutes les choses du passé
Mais de toutes les histoires écoulées
Mais de tous les faits oubliés
Des guerres, des paix qui préparent des guerres, des assassinats
Des tortures, des injustices, des inégalités, du mendiant au roi
Du sage, de l'ignoble, de l'ingrat
En quelque chose, difficile de n'avoir pas la foi
De tous les siècles, de tous les millénaires
De la ténèbre infinie et de l'éternelle lumière
Nous sommes les enfants, nous sommes les produits
Nous en sommes irradiés, c'est ainsi
Cheminant dans notre propre temps
D'un être humain l'autre, s'éloignant
Sept milliards de téléphones mobiles, cependant
Et les champs électromagnétiques, nous inondant !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
Paraphysique des perturbateurs attentionnels
" Parfaitement, dit Taylor. Cela fait des années que le Comité Mondial s'acquitte de cette tâche, tranquillement, sans histoire. Un grand nombre de ceux qui ont été adaptés ne savent même pas qu'ils l'ont été "
Clifford D. Simak ( Demain les chiens ) Ed : J'ai Lu
Pour beaucoup
Vouloir changer la société
Ce, du tout au tout
C'est être un extrémiste
Comme pour ma tante, que par ailleurs, j'aime bien
La mère d'un réalisateur indépendant, mon cousin
Qui me rend souvent des services, c'est certain
Mais aucune, aucun, extrémiste
Personne ne se considérant, ou rarement, comme une ou un extrémiste
Et puis
S'il y a bien des extrémistes
Ce sont bien les capitalistes
Avec toutes les suivistes
Avec tous les suivistes
Des complicités qui en font les activistes
Et je pourrais même y ajouter
Ne nous fâchons pas, pas de quoi s'énerver
La gauche du capital
L'extrême gauche du capital
Ne parlons même pas
N'est-ce pas
De la droite du capital
De l'extrême droite du capital
Cela pue, c'est contre la vie
Ni de droite, ni de droite, tout, je conchie
Pas étonnant, si la jeunesse
Se lasse de la politique, si traîtresse
Ne laissant, partout, que de la détresse !
Et les jeunes
Sont donc moins à la recherche
De divers modèles, que d'une nouvelle mèche
Lassés des modèles passés
Plus aucune envie de dogme
Plus aucune envie des étiquettes
Tout ayant été aseptisé
Plus envie de ligne politique
Comme des moutons, ligne qu'il faudrait suivre
Ne voulant ni se conformer ni suivre
Les jeunes vont puiser
Dans toutes sortes de référents, sans vouloir précisément, imiter
Une sorte
De grand bricolage idéologique
De grand bricolage politique
Et à partir de tout cela
Ils et elles vont inventer, voilà
Et puis, le chômage des jeunes
C'est 37,2 pour cent
Pour l'Espagne
C'est 22, 5 pour cent
Pour la France
C'est 6,4 pour cent
Pour l'Allemagne
De nouvelles générations
Payant, des anciennes, l'addition
Le bateau coule, c'est la perdition !
Un pas en avant
Deux pas de côté
Trois pas en arrière, c'est énervant
Flux et reflux
Rien n'est jamais acquis
Rien n'est jamais conquis
C'est sisyphéen, mais c'est ainsi
Tant que les gens
Ne comprendront pas
Et c'est bien navrant
Qu'ils pourraient s'organiser
Qu'ils pourraient tout faire circuler
Qu'ils pourraient tout faire fonctionner
Qu'ils pourraient tout partager
Qu'ils pourraient tout contrôler
Du logement à la nourriture
Et au tout du fur et à mesure
Sans aucun chef, ni aucun leader
Les gens, comme la seule entité révolutionnaire
Sans aucun parti
Sans aucun syndicat
Sans même aucune organisation
Sans même aucune association
Et donc
Sans toute la muselière contre-révolutionnaire
De toutes les bureaucraties réactionnaires
Donc, les gens doivent, devront s'organiser entre eux
Démocratie directe, c'est mieux
Par quartier, par village, par ville, par pays, feu
Pour qu'un jour, la planète Terre soit un seul et même lieu !
" Salut, bien rentré de manif en solidarité avec Maxime Peugeot, amputé, pas de casse, manif pacifique, devant la préfecture de Nantes, mais arrosage de la banderole et de manifestantes et manifestants et ce à bout portant, puis gazage habituel plus charge des CRS et des baqueux, des blessés et des interpellés, moi, l'on m'a projeté au sol par derrière pendant une charge, je m'en tire avec quelques égratignures. Nous vivons dans un Etat policier, la police du capital mutile, la ZAD vivra, la ZAD vaincra, la ZAD partout ! "
SMS reçu d'un ami anarchiste révolutionnaire nantais ( Jacques P )
Sinon
Un renouvellement, d'une autre façon
25 septembre 1941
Un seul magistrat
Et oui, refusa
De prêter serment au maréchal Pétain
Même un seul refus n'est jamais vain
Ce juste s'appelait Paul Didier
Et ce furent quasiment les mêmes
Qui, par la suite, condamnèrent Pétain
Lors de son procès, c'est certain
La palinodie toujours prête, qui sème
D'un procédé l'autre
Qui a toujours quelques apôtres
Les futurs gestionnaires du capital
Qui vont maintenant manifester, c'est fatal
Ainsi du politicard, cette France soumise, de Mélenchon
Qui une fois au pouvoir, condamnerait les manifestations
Il faudrait manifester
Contre toute autorité
Du futur bien plus que du passé
Il faudrait
Des futurs tyrans, leur casser la gueule
Avant qu'ils ne deviennent des intouchables
Des bureaucrates rendant tout minable
Bientôt des Black Blocs, contre ce tout jetable !
Dans la guerre sociale ou économique
Il n'y a finalement que de faux alliés
En fonction de la stratégie, tout est étudié
Dans chaque gamelle, c'est de la politique
Et tout, très vite, se délite
17 août 1942
Rouen bombardé par les alliés
53 cheminots tués
120 blessés
54 bombes utilisées
Déjà, B17, feu Paul Tibbets
Hiroshima, B29, encore Paul Tibbets
De la forteresse volante, B17
Puis l'inexpugnable superforteresse volante, B29
Mais pour Dresde, février 1945
Là, ce furent d'autres pilotes
Ville rasée, ville pulvérisée, l'Histoire radote
Centaines de milliers de morts, enfants, hommes, femmes, civils pour trinquer
Les militaires sachant mieux se protéger
Cela semble si lointain
Pour d'autres, c'était demain
Et c'est pour contrebalancer de 14/18, la guerre
Que l'on instaura la fête des mères
Pour le quatrième dimanche de mai 1926 !
Mais en réalité
Cela fut précédé
De la médaille de la famille française
Et ce à partir de 1920
Vichy en fut d'autant plus à l'aise
Que cela fut bien avant Pétain
Puis vinrent les allocations familiales en 1932
Du natalisme, remuant sans cesse les braises
Tout ceci en France
Cela sonne comme une évidence
Présentement
Avec les perturbateurs attentionnels
Fragmentation, morcellement, confusion
Et pas de consensus dans la désunion
Quand tout autre que soi devient du fiel
Ainsi, la Chine osant fêter Marx, ô toupet
370 milliardaires en dollars, c'est un fait
Deuxième derrière les USA
Exemple de perturbateur attentionnel, voilà
Pas seulement les hochets de la technologie
Comme un interminable au débotté
Finalement, taiseuse est l'économie de marché
Or, c'est l'économie qui fait notre lit
Le chimpanzé, lui
De lit, change tous les jours, mais pas l'être humain, c'est ainsi !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
Paraphysique de l'intelligence
( Texte perdu de mars 2015 )
Contre presque tout
Et même sinon tout
Il faudrait l'Intifada
Et cela n'a absolument rien de fada
Car tout est contestable, voilà !
Tout est devenu fou
Même si nous avons
Huit formes d'intelligence, admettons
Pas une intelligence unique, d'un seul type
Mais des intelligences multiples
3 ou 4 intelligences majeures
Et d'autres intelligences mineures
La logique, la mathématique
L'émotionnelle, la linguistique
La visuelle, la spatiale
La relationnelle, la musicale
La mémoire des aptitudes
Les aptitudes de la mémoire
Cependant
L'intelligence relationnelle
Entre toi, moi, eux, ils, elles
Semble partout absente
Notre intelligence est bien inconséquente
Comme le citoyen arabe d'Israël
Qui ne récolte de la relation, aucun miel
Pour les juifs, il est une relation économique
Avec une natalité plus forte que les juifs, gros hic
Ils sont déjà 1.800.000 arabes d'Israël
Mais pour eux et elles
La vie est beaucoup moins belle
Toute relation humaine est économique
De toutes façons, dans le monde, c'est plus qu' endémique
Et toute notion de nationalité est débile
Où c'est une intelligence débile
Cela fait toutes les guerres
Où c'est une intelligence guerrière
Séparation de l'intelligence
Intelligence de la séparation
Car c'est toute une synergie
De l'adaptation à la vie
Il y a plusieurs mémoires
Cela, on ne peut que le croire
Mais l'intelligence c'est autre chose
L'intelligence est une, elle est sans cause
Elle est contre toute guerre
Elle est contre toute hiérarchie
Elle est contre toute autorité
Elle est contre toute vanité
Elle est contre toute religion
Elle est contre toute idéologie
Elle est contre toute compétition
Elle est contre toute représentation
Certes, les aptitudes ont besoin de l'intelligence
L'intelligence peut se passer des aptitudes
L'espèce humaine est tout sauf intelligente
L'espèce humaine a des mémoires performantes
Tout s'achète, tout se loue, tout se vend
Tout se fait la guerre, tout est dément
C'est en effet très intelligent
Comme l'escort girl
300 euros de l'heure
Avec l'anal, c'est en plus, 50 euros de l'heure
C'est la vendeuse de Kiev, exploitée
190 euros pour 15 jours, en toute précarité
Alors qu'en tant que prostituée
A Paris, 10.000 euros, elle peut gagner
Mais pour pouvoir le supporter
Elle devra le plus souvent, se soûler
Pour la famille, des mensonges, il faudra inventer
Ainsi elle ne sera pas mal jugée
Et puis avec l'alcoolisme
Et le milieu du proxénétisme
Ainsi, à 25 ans
Le corps qui inscrit tout, paraîtra 35 ans
Pour des chefs d'entreprise, hommes d'affaires
Toujours les exploiteurs, les réactionnaires
Car pour les pauvres, c'est trop cher
Et les souteneurs sont en Chypre du Nord
Où ne peut les atteindre, aucune police, aucun accord !
Se prostituer
Ne semble pas intelligent
Mais dans notre société
Où d'une façon l'autre, tout est prostitué
Vos reproches
Déjà je les entends
Ce gars est vraiment moche
Toutes les certitudes, il les amoche
La preuve qu'il n'est pas intelligent !
Certes, tout est paradoxal
Exemple dans le domaine de la contestation sociale
Je manifeste contre les violences policières
Et là, à mon censeur, la main, je la sers
C'est lui le boss d'un site alternatif
Sa copine me fait la bise, j'en suis méditatif
Je sais qui il est, il ne sait pas qui je suis
Avec l'anonymat, tout est permis
Mais aucunement, je ne le maudis
Chacun et chacune sa route, chacune et chacun sa vie
Ainsi tout est bien superficiel
Ainsi tout est bien virtuel
Je suis une litote propédeutique
Anecdotique
Simplement là pour aiguiser l'esprit critique
Pas celui des intellectuels formatés, d'élevage
Dont les cerveaux auraient besoin d'un bon lavage
Qui passent à la radio, à la télévision
Ils et elles font ainsi un acte de soumission
Il et elles prêtent serment à la domination !
Ce sont les pierres de la délitescence
Qui entretiennent toutes les violences
Qui entretiennent toutes les dépendances
Violence de la dépendance
Dépendance de la violence
Il faut être iconoclaste à l'iconoclaste
Et ce à toutes les castes
Tout ce qui paraît dans le spectacle
Est la police, est une matraque
Le spectacle de la contestation
N'est pas la contestation du spectacle
Et les gens n'ont plus la moindre vraie amitié
Car partout tout est compétitivité, donc rivalité
Et les gens n'ont plus de vrai amour
Quand c'est la guerre économique qui rime avec toujours
Les gens veulent des coups de fouet
La domination sait répondre à leurs souhaits
Car elle prend les gens pour d'incorrigibles niais
C'est en effet très intelligent
Comme
Les cobayes humains, cadavres humains
Le 1/12/1944, découverts par les alliés américains
86 corps de juifs, dans le formol, conservés
Ceux qui restaient, les autres jetés ou découpés
C'était l'université nazifiée de Strasbourg
Sous la direction de feu ( 1898-1945 ) Auguste Hirt
Et de toute une cour
Anéantir le juif comme un rite
De 1941 à 1944, sous prétexte d'anatomie
Pour rien, aucune étude ne se fit
Les cadavres ne furent jamais étudiés
Mais furent bien au Zyklon B, les premiers gazés
Il s'agissait de faire une collection
Un musée juif, pour les prochaines générations
Ce Hirt qui fut un professeur
Et qui disait aux élèves femelles
Incroyable une débilité pareille
De se mettre derrière les garçons, ô terreur
Car il ne supportait pas l'odeur
Des femmes en menstruation, cette horreur !
C'est en effet très intelligent
Comme
La circoncision
Et toujours la religion
Pour justifier une mutilation
Avec l'alibi prétendument médical, pour la tradition
Comme l'imaginé Jésus, verser le sang
Du père à l'enfant
Toute tradition
Cela n'est pas intelligent
C'est du conformisme et de la répétition
Le contraire de la raison, de la réflexion
C'est donc complètement idiot
Et dès 1860 pour les enfants américains
La circoncision ce rituel crétin
Pour lutter, en vérité, contre la masturbation
Et l'hygiène médicale en scotomisation !
Comme
Alors que c'est à peine la survie
Et de moins en moins la vie
Sur notre Terre
Où toute l'organisation générale est réactionnaire
Explorer Saturne et ses 60 lunes
Comme Titan, Encelade
De l'eau liquide ou en glace
De la vie microbienne ou autre, quelle rigolade
A la misère, c'est une mauvaise farce
Ou Jupiter
Europe, Ganymède, Callisto
De la vie gazeuse, cela serait rigolo
Et de nouvelles allergies
Ramenées de notre espace infini
Déjà que notre système immunitaire
Se bien défendre, ne sait plus le faire
1 personne sur 2 sera allergique en 2050
Dans le monde, très médiocre qualité de l'air
Et déjà 1 personne sur 4 en France, de nos jours
Pas de vie sur Terre, malgré tous nos beaux discours
Voilà pourquoi nous allons la chercher ailleurs
Se rendre la vie impossible, l'être humain est chercheur
C'est en effet très intelligent !
Patrice Faubert ( 2015 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien