Muselières syndicales, muselières patronales
Les gens se mentent
Une misère sexuelle effarante
Et à peine compensée, constatation terrifiante
Par l'ersatz pornographique
Du virtuel masturbatoire, pâle réplique
La société des solitaires
N'aspirant plus à plaire
Certes
S'il suffisait de se gratter le ventre
Pour ne plus avoir faim, diantre
Mais il ne faut pas séparer
La sexualité de l'affectivité
Vider ses couilles
Sans affectivité, ouille, ouille
Exciter son clitoris
Sans affectivité, mouille, mouille
Certes
Bien orienté, paraphysiqué, l'imaginaire
Sait aussi y faire
Ni carte d'identité, ni passeport, tout faire
Mais sans présence
Et donc dans l'absence
C'est comme une fausse confidence
Plus que jamais
La morale sexuelle, avec d'autres visages, est là
Hommes queues et femmes frigides, voilà !
Ou alors
C'est un libertinage pour les riches
Prostitution masquée qui s'en fiche
Une vie sexuelle tous les jours
Tu es un obsédé sexuel, mon amour
Bref
Comme pour toutes les activités
C'est l'argent qui sait tout organiser
Avec l'argent
Le tout du rien
Sans argent
Le rien du tout
La famine de sexe
La famille de gentillesse
La famine de nourriture
Comme la famine de 1921
Russie, 5 millions de décès
Le fascisme rouge, déjà, pointait
Avec 40 millions de personnes
Souffrant des intempéries et de la faim
C'était la guerre
Avec son communisme de guerre
Exterminant tous les anars, les ceusses du communisme libertaire
1932, autre famine
Aucune guerre n'a la bonne mine
Six millions de décès !
Rappel
Pour de quoi je me mêle
Sur l'idéologie stalinienne
Et afin que l'on me comprenne
Entre 1936 et 1938 en Russie
Une purge stalinienne
700.000 exécutions
Gens déportés au goulag, deux millions
Capitalisme étatisé
Capitalisme privé
Des exterminations de masse
Est, ouest, Centre, Sud, l'on brise ou l'on casse
Parfois des accords
Pour scotomiser tous les désaccords
1987
Le Protocole de Montréal, ou accord
Le trou de l'ozone
La planète TOP danger, fatal
Mais, acculée, la tyrannie fit ce qu'il faut
Pour freiner l'inéluctable, moins idiots
Et maintenant
TOP danger, mais plus aucun consensus
Et ce que l'insécurité sociale nous promet
Toutes les aides sociales
Toutes les allocations familiales
Rognées ou supprimées, elle se redéploie, la réaction
Avec l'aide des muselières syndicales
Avec l'aide des muselières patronales
Pour sauver le soldat capital
Car là
Est leur véritable fonction !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
Abolir l'économie
" Si toutes les filles du monde voulaient s'donner la main - Tout autour de la mer, elles pourraient faire une ronde - Si tous les gars du monde voulaient bien êtr' marins, ils f'raient avec leurs barques un joli pont sur l'onde - Alors on pourrait faire une ronde autour du monde, si tous les gens du monde voulaient s'donner la main. "
Paul Fort ( 1872 - 1960 ) poète
Aucun de mes textes, jamais
Ne me satisfait
Car et sans aucun regret
Sans séparation, ni bons, ni mauvais
Du mauvais bon, du bon mauvais
C'est comme si, ce droit, j'avais
Rien n'est donc fait exprès
Comme une déperdition d'énergie
Tout étant voué à la ténèbre infinie
De toute vie humaine, ô immense gâchis
Cela n'est même plus sa famille que l'on hait
Mais tout autre que soi que l'on hait
L'énergie de la haine
La haine de l'énergie
Que l'on peut comparer
Et ce, à 45 pour cent de l'énergie consommée
Ce en France, et pour se chauffer
Car dans les logements, la plupart à rénover
Il y en a 7,5 millions pas bien équipés
Et considérant l'électricité et sa cherté
Périr de froid chez soi, cela est bien caché
Ou alors, pour cela, tout son argent dépensé
Le manque d'argent est comme un esclavage
Trop chaud, trop froid, chez soi, des ravages
Nouveau code de l'esclavage
Plus subtil que pour les 12 millions
Femmes, hommes, enlevés dans leurs villages
15 pour cent de pertes, la traversée, autre carnage !
Esclavage traditionnel
Esclavage mutationnel
Et c'est sans compter
Au cours des razzias, 60 millions de personnes tuées
Peaux noires, bien sûr, surtout
L'Afrique
Mais il y eut aussi, pas moins tragique
Du monde entier, un peu de tout
Pour les esclaves noirs, moins de pitié
Mains et jambes coupées
Pour qui tentait de s'évader
Ou les cadences infernales non respectées
C'était hier
Aujourd'hui, le capital se veut plus fière
Le code de l'esclavage d'aujourd'hui
Migrants et migrantes qui meurent noyés
Pour après, pour les rescapés
Comme vrai espoir, se faire exploiter
Et tous nos monuments ne servent à rien
Se souvenir, je me souviens
Car tout recommence sans fin
Car tout se poursuit dans le crétin
" Les colères de Paris naissent dans le douzième arrondissement. On a beau se méfier des généralisations, quand on remarque que 1789, 1792, 1830 et 1848 sont sortis du faubourg Saint-Antoine, on est bien obligé de conclure que C'EST PLUS QUE DU HASARD ! "
Armand Lanoux ( Physiologie de Paris ) via " Troquets de Paris " de Jacques Yonnet
Je m'esbigne, trouvère
Brassant de l'air
Sans qu'aucune faconde
Ne devienne l'horoscope du monde
Une synthèse générique
De tous les profils psychologiques
Tout le monde, peut ainsi, s'y reconnaître
Et tout rationalisme, l'envoyer paître
Tout un charlatanisme
Indispensable à la fausse vie du capitalisme
Toutes sortes de béquilles
Des poupées russes qui s'enquillent !
Tout finit par nous influencer, cependant
Ainsi, chaque époque avec ses vêtements
Produit par la socioculture et l'environnement
Vêtement du rôle
Rôle du vêtement
Acteurs, actrices, comédiennes, comédiens
Le savent parfaitement bien
Nous sommes ce que nous portons
Nous sommes ce que nous pensons
Nous sommes ce que nous communiquons
Nous sommes ce que nous agissons
De tout cela, rien d'esbaudissant
Comme le plastique, ce cinquième continent
Pour trente mètres d'épaisseur dans les océans
Six fois la France, envergure, stop, plus qu'urgent
Chaque année, l'Europe, déversant
500.000 tonnes de plastique, c'est désespérant
Avec des centaines de milliers d'oiseaux
Tortues, phoques, dauphins, tout avalant
Et horreur, tout s'étouffant
De la nature profonde de la Terre
Ne peut-être, bien qu'amorale, et ancillaire
C'est tout un inéluctable
Artificiel ou naturel, comme ineffable
Du vêtement, donc, de l'industrie textile
Des produits chimiques
Des produits toxiques
Tout nous empoisonne, un même fil
Vêtements perturbateurs endocriniens
Abolir l'économie d'aliénation ou disparaître
Être ou avoir/paraître
Dernier challenge pour l'être humain !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
Propagande de virus, virus de propagande
Toute étiquette
Est compromettante
Car elle nous fige
Car elle nous enferme
Car elle nous stérilise
Car elle nous ridiculise
Car elle stigmatise
Et puis
Toutes les idéologies
Se sont compromises
Se sont salies
Et puis
Toutes les religions
Se sont compromises
Se sont salies
Tout ainsi
Serait une saleté
Tout ainsi
Serait une compromission
Toute étiquette
Est comme une prison
Dont l'on ne peut s'évader
Toute étiquette
Empêche de réfléchir
Et ce, au réductionnisme de toute étiquette
En voici tout un lot
Bobo, gaucho, facho, intello, anarcho, bolcho, coco, capitalo !
Profession ?
Bobo
Profession?
Gaucho
Profession ?
Facho
Profession ?
Intello ?
Profession ?
Anarcho
Profession ?
Bolcho
Profession ?
Coco
Profession ?
Capitalo
Et tant d'autres lots
Hélas, il y a des religions
Hélas, il y a des idéologies
Qui fomentent
Toutes les appellations
Toutes les définitions
Toutes les interprétations
Toutes les extrapolations
Alors qu'en temps d'anarchie
Il n'y aurait plus aucun motif de litige
Plus aucune religion
Plus aucune idéologie
S'épanouir comme seule pige
Pas même, l'anarchisme, ou en période de transition
Jamais, ne pouvant s'arrêter, et plus aucune marche à reculons
Car
Tout le monde penserait les mêmes choses
Sans pour autant faire les mêmes choses
Aucun être humain ne pourrait être défini
Tout être humain étant indéfinissable
Il n'y aurait donc plus aucune étiquette
Avec la recherche de l'équilibre biopsychosociologique comme seule quête !
Car
L'apprentissage ou codage nerveux
Parfois grandiose, parfois morveux
C'est comme une grippe espagnole
Et là, cela n'est pas du Guignol
Premier cas, mars 1918, Kansas
Pas facile de passer à l'as
50 à 100 millions de personnes mortes
Du virus ou de la propagande, cela transporte
Comme à Paris
Et ailleurs, surtout les pauvres et les démunis
Et des fosses communes, pas vu, pas pris
Avec le savoir-faire
De l'intouchable secret militaire
D'ailleurs, à propos de virus
Un centimètre carré de notre peau
Non, cela n'est pas un faux
Contient un million de bactéries
De virus, acariens, contre les germes pathogènes
Pas besoin de prendre un hallucinogène
Hélas, pas de virus de l'anarchie
Comme le soutenait, Larousse, retour à l'oubli
Et au fond
Tout est caricatural
Tout est réducteur
Trou noir de la compréhension !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
Du réussissement putréfié
Certes
Personne n'est si olpiche
Du coadjuteur qui défriche
Finalement, de tout cela, l'on se fiche
De l'illocalité de l'insécable
De l'insécable de l'illocalité
Rien n'est immanent
Car tout s'apprend
Mais hélas, dans le monocle
De la compétition, seul socle
De la société marchande
En érosion
Des besicles de la coopération
De l'entraide, moteur de l'évolution
Et tous ces gens
Qui parlent de vous
Via ce que les autres disent de vous
Via ce que d'autres ont pu dire de vous
C'est horrible
C'est pénible
C'est une honte
C'est une tonte
Forcément
Il ne peut en être autrement
Il ne faudrait parler de quiconque
Si l'on n'a pas fréquenté personnellement ce quiconque
Or
Comme l'on ne connait rien ou si peu de quiconque
Aux oreilles, de cette façon, tout est quelconque
Sauf
Le tout venant
Le tout dominant
Le tout gouvernement
A MORT, A MORT, A MORT
Voici mon aboiement
Du gauchisme libéral au fascisme libéral
Mais surtout, présentement, le fascisme libéral
Tous les regards du capitalisme, se muant en populisme, fatal
Comme l'assassinat de Paris
D'année en année, petit à petit
Et en 1961, ainsi
Il y avait 5555 voies, boulevards, impasses, " cités ", à Paris
Avec le ticket de métro en carton
Qui va disparaître en 2021, la technocratie, c'est con
Pour les pauvres, encore un coup dur
Qui ne pourront plus se déplacer, c'est sûr
Le tout venant
Le tout dominant
Le tout gouvernement
Le tout racialisant
Là, pas d'erreur
Et des gueules postillonnant la terreur
Célébrités et crapules politiciennes
Et autres rots pestilentiels
Comme celles et ceux qui votent pour elles
En joue, FEU, enfin, la belle !
Des images de la réussite putréfiée
La réussite putréfiée des images
Tout homme politique est devenu un lobbyiste
Toute femme politique est devenue une lobbyiste
Il faut faire le job
La domination sait changer de robe
S'en fichant plein les poches
Et après moi le déluge, c'est moche
A mort, à mort, à mort
Je leur jette le mauvais sort
Tout, donc, a été assassiné
Paris, d'autres villes, quelques vieux quartiers
L'amnésie de tout un passé
Et de nos jours, en seul monocle
De la compétition, comme seul socle
De la société marchande
De la fausse vie en perpétuelle demande
Et l'érosion
Des besicles de la coopération
De l'entraide, moteur de l'évolution
Voilà
Et à force d'élire des crapules politiciennes
Dans nos figures, leurs boues pestilentielles
La fin du début
Le début de la fin
Comme dans ce texte, sans début ni fin
Avec, qui revient et qui revient
Du ressassement et du refrain !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
Ex-voto de réification
" J'aime un regard d'Agonie,
Car je sais qu'il est vrai -
Les hommes ne simulent pas la Convulsion,
Ne miment pas les Affres -
Les Yeux se glacent une fois - et c'est la Mort
Impossible de feindre
Les Perles sur le Front enfilées
Par l'Angoisse casanière. "
Emily Dickinson ( 1830 - 1886 ) poétesse américaine
Quelle est
Notre puissance pécuniaire ?
Quelle est
Notre puissance de vie ?
Ce que l'on a pu faire
Ce que l'on peut faire
Ce que l'on pourra faire
Les gens
Que l'on a pu rencontrer
Que l'on rencontre
Que l'on pourra rencontrer
Et donc surtout
Rien n'est véritablement fou
Les gens
Que l'on ne pourra rencontrer
Que l'on a jamais pu rencontrer
Que jamais l'on ne peut rencontrer
Selon
Ce que l'on a en poche
Selon
Ce que l'on a pas en poche
Oui
Cela est vraiment moche
En ce domaine
De tous les autres domaines
La réflexion critique, amoche, accroche
Voilà aussi pourquoi
Le secret de tout compte bancaire est bien gardé
De la grande richesse à la grande pauvreté
Qui n'a pas sa carte visa
Certes, pas un fifrelin dessus, parfois
Avec même souvent, un découvert bancaire
Chacun, chacune, avec le secret du pouvoir faire
Et donc, du secret de sa carte bancaire !
Cependant
Que pauvres ou riches
Tout est devenu si chiche
Tout est devenu si laid
Tout est devenu si niais
Certes
Avec tant d'argent
Telle femme, tu auras
Ou tel homme, tu auras
Tel studio, tel appartement, telle maison, tu auras
Locataire ou propriétaire, tu seras
Chaque classe sociale se régissant
Selon l'argent, le dire, est désormais, inconvenant
Salut toi !
Tu exerces quel métier ?
Salut vous !
Vous exercez quel métier ?
Ce qui économiquement rectifié
Signifie, tu peux faire quoi ?
Signifie, vous pouvez faire quoi ?
Ou encore plus explicite
En Amérique, pour cela, c'est moins hypocrite
Tu gagnes combien ?
Vous gagnez combien ?
Tes revenus annuels s'élèvent à combien ?
Vos revenus annuels s'élèvent à combien ?
Ce qui revient , plus abruptement, à dire
Nous y revoilà
Malgré ton tralala
Malgré votre tralala
Tu peux faire ou espérer quoi ?
Vous pouvez faire ou espérer quoi ?
L'horreur économique, ma foi
Dans la vie, faut pas s'en faire
Tout ce que l'on pourra faire
Tout ce que l'on ne pourra pas faire
Avec l'envie ou la motivation, ou pas, de le faire !
L'argent
En déterminant de tous les rapports sociaux
Et ainsi, tout est faux, tout est idiot
Tant de revenus par mois ou par an
Tout un programme s'y organisant
Avec ta place numérotée
Avec votre place numérotée
Ta place étant déjà réservée
Votre place étant déjà réservée
De la dictature de l'économie
Qui va articuler toute vie
Ou, en découlant, les lois de la probabilité
Qui vont pouvoir, implacablement, s'y affirmer
D'où le succès
Des jeux télévisés
De sa condition, pouvoir s'évader
Rêver, s'identifier, espérer
D'où le succès
Des nombreux jeux d'argent
Alors, que le plus souvent
Pour cent euros empochés
Le triple, au moins, fut souvent dépensé
Tu exerces quelle profession ?
Vous exercez quelle profession ?
Combien l'on gagne, pure vérité
Tu vaux combien ?
Vous valez combien ?
Et au chômage, tu n'es, vous n'êtes plus rien
L'ère des Macron
Du cynisme méprisant, ignoble, répugnant, de la réaction
Tu vaux combien ?
Vous valez combien ?
Tu peux faire quoi ?
Vous pouvez faire quoi ?
Le refrain des refrains
Du fascisme libéral sans aucun frein
Telle femme, tu auras
Tel homme, tu auras
Toutes activités et relations, voilà
La vie que tu auras
La vie que vous aurez
Ou alors, il faut ABOLIR l'économie, haha !
La puissance de feu
La puissance de vie
La puissance d'argent
Des transports que nous empruntons
Des lieux que nous fréquentons
Des gens que nous rencontrons
Hier, aujourd'hui, demain, l'on y tourne en rond
Forcément
Et cela n'est jamais dit
Car toute vie, elle la renie
La vie de l'économie
L'économie, sur tout, de la vie
Et puis
Les religions furent inventées
Pour faire supporter toutes les vies échouées
Bien plus que du lien, créer
Le commerce, lui, permit d'échanger
Du trop ou du pas assez
Et entre ceux et celles
Qui ont trop ou pas assez
Des mondes complètement séparés
Alors
Que si TOUT avait été ou était partagé
D'une mise en commun, mise généralisée
Tout le monde s'y serait retrouvé
Selon les envies et les besoins
Chacun, chacune, des autres, prenant le soin
Selon les compétence, les motivations, les affinités
Ce en toute gratuité
Par tout un bien-être général, une gratuité non dupe et intéressée !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
Paraphysique d'exploitation occultation
C'est la parallaxe
De la falsification historique, qui malaxe
Adoncques
Le faux bureaucratique jamais quelconque
Et à l'époque de la Charte d'Amiens
La CGT d'octobre 1906, cela n'était pas rien
Indépendance vis-à-vis des partis, des syndicats
Et surtout
Pour l'abolition du salariat
Et surtout
Pour l'abolition du patronat
Pour la journée des huit heures
En 2018
C'est encore, et au moins, toujours huit heures
Elle marche à reculons, comme en arrière
La constatation est amère
Mais de trahison en trahison, la classe ouvrière
Du film
Qui est déjà commencé
Du film
Qui est déjà terminé
Par ici la sortie
Bientôt, déjà, directement dans le film
Comme si c'était toi qui le filme
Mais, partis ou syndicats, tout sent le pourri !
Et à propos du cinéma
Sublimant l'absence de vie réelle, voilà
En 1896
Cent mètres de pellicule
Cela correspondait à quatre minutes de film
En 1906
Cinq cent mètres de pellicule
Cela correspondait à vingt minutes de film
En 1903
Survint le premier gros plan
En 1913
Apparut le premier péplum
Puis de 16 ou 18 images par seconde
Au format classique du 24 images par seconde
1927
Le chanteur de jazz, le parlant et sa fronde
1915 à 1932
La caméra technicolor, un secret perdu
35 mm en fruit défendu
1929
Cinéma vérité de la caméra à main
Les mécanismes du cinématographe sont très anciens
Des primitifs aux classiques
Des classiques aux modernes, éternelle gymnastique !
Finalement
Tout est un conditionnement
Une engrammation bien étudiée, très évidemment
Par les hommes et les femmes au service du tyran
Au service des patrons, des milliardaires, de toute domination, an après an
Dès la maternelle
Et donc stagnation sempiternelle
Psychologiquement
Sexuellement
Politiquement
Socialement
Philosophiquement
De l'apprentissage
Et ce, à la soumission
De l'apprentissage
Et ce, à la résignation
De l'apprentissage
Et ce, à la compétition
De l'apprentissage
Et ce, à la hiérarchisation
De l'éducationnel, donc, et de l'économique
Pour le prétendu indépassable
Horizon du capitalisme, rendant tout minable
Et des vies, pauvres ou riches, perdues et inutilement frénétiques
De toutes nos certitudes
De toutes nos habitudes
De toutes nos traditions
De toutes nos informations
De toutes nos modes en imitation
Les plus implacables prisons
Les plus implacables illusions
L'impossibilité de toute vraie communication
La prison d'une ville
La prison d'un pays
Toute idéologie est une prison
Toute religion est une prison
Le capital étant la prison
Qui contient toutes les autres prisons
Certes
En France
Et pour y fabriquer de la démence
Un jugement n'est d'ailleurs jamais de clémence
Donc, une cellule de prison
L'inhumanité est toujours de déraison
3,5 mètres de largeur
4,3 mètres de longueur
Deux lits superposés
Et à 1,50 mètre, des toilettes sans porte, aucune intimité
Par l'odeur des fèces, toute nourriture infestée
Avec parfois des matelas rajoutés
Deux ou quatre personnes comme torturées !
Et avec la pauvreté galopante
Contrastant avec toute une monarchie politicienne, si puante
Si peu de chevance
Qui telle la mer montante, s'avance
Des gens avec plus un sou en poche
Il y a quelque chose qui cloche
Du kinétoscope
Ou du Cinémascope
Toujours la même exploitation
Mot devenu tabou, mot en occultation
Comme les espèces animales en invasion
Quand de nature, elles ne sont pas d'implantation
Et c'est la grenouille taureau
Rana Catesbeiana, comme un faux
Qui via la Floride, USA, prolifère en France
Et à un kilomètre, comme une évidence
Le cri du mâle, rauque, en résonance
Un sacré bestiau
Pesant tout de même, deux kilos
Mais qui élimine l'amphibien du coin, c'est idiot
Enfant, je me souviens
En forêt ou ailleurs, des batraciens, la nature faisait son plein
C'est comme pour la liberté, de moins en moins
Et dans les seins de la planète Terre, bientôt, plus rien !
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien